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Alain Titeca Sexologue Accompagnement   à Distance ou face à face

AIDE ET ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES DEPENDANTES A LILLE - NORD

LA PRISE EN CHARGE EN ADDICTOLOGIE

A LILLE

1. Permettre à la personne de se repérer dans sa consommation

Nous pouvons distinguer plusieurs niveaux de consommation allant du simple usage de drogues, jusqu'à la dépendance.

 1.1.      L’usage

 Le simple usage n’est pas forcément problématique. La consommation peut être gérée et rester sous contrôle. Beaucoup de personnes consomment des substances psychoactives (alcool, cannabis, drogues, médicaments…) sans pour autant que cet usage devienne problématique. Pour d’autres personnes la consommation de produits sera vite nocive, les personnes pourront devenir dépendantes.

De la même façon la grande majorité des personnes ont un rapport tout à fait sain et normal à l’alimentation, aux jeux ou à la sexualité. Une minorité de sujets peuvent devenir boulimiques, anorexiques, joueurs dépendants ou sexe addict.

Il est important de comprendre que certains produits psychoactifs sont plus addictifs que d’autres. Le tabac, l’héroïne, la cocaïne créent des dépendances fortes rapidement. L’alcool crée également une dépendance forte mais elle met du temps à s’installer.

Beaucoup de substances psychoactives sont illicites, interdites par la loi, leur simple usage est passible de 3750€ d’amende et jusqu’à un an de prison ferme. D’autres produits sont autorisés par la loi, leur usage est réglementé.

 1.2.      L’usage nocif ou excessif de drogues

 L’usage nocif sous-entend, d’une part, une répétition fréquente des consommations ou du comportement problématique, d’autre part, une augmentation des quantités consommées. L’usage nocif induit souvent une forme d’automédication : les produits sont consommés ou le comportement répété pour trouver un apaisement, pour calmer le stress ou l’anxiété. L’usage de produits ou la répétition du comportement devient utile pour la personne.

 1.3.      La dépendance ou l’addiction

 D’un usage excessif, la personne peut facilement glisser vers l’addiction. La dépendance ou l’addiction se caractérise par l’impossibilité de résister au besoin de réaliser le comportement ou de consommer le produit.

Il existe plusieurs grilles d’évaluation de la dépendance à un comportement ou à une drogue.

Goodman, psychiatre anglais, a décrit l’addiction comme étant « un processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir, de soulager un malaise intérieur et qui se caractérise par l’échec répété de son contrôle et sa persistance en dépit des conséquences négatives. » Il définit les critères suivant pour caractériser l’addiction à un comportement :

 A.   Impossibilité de résister aux impulsions à réaliser ce type de comportement.

B.   Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement.

C.   Plaisir ou soulagement pendant la durée du comportement.

D.  Sensation de perte de contrôle pendant le comportement.

E.   Présence de 5 à 9 critères suivant :

a.   Préoccupation fréquente au sujet du comportement ou de sa préparation.

b.   Intensité et durée des épisodes plus importantes que souhaitées à l’origine.

c.   Tentatives répétées pour contrôler ou abandonner le comportement.

d.   Temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre, ou à s’en remettre

e.   Survenue fréquente des épisodes lorsque le sujet doit accomplir des obligations scolaires ou universitaires, familiales ou sociales.

f.Activités sociales,professionnelles ou récréatives majeures sacrifiées du fait du comportement.

g.Perpétuation du comportement bien que le sujet sache qu'il cause ou aggrave un problème persistant ou récurent d'ordre social, financier, psychologique ou psychique

h.   Tolérance marquée : besoin d’augmenter l’intensité ou la fréquence pour obtenir l’effet désiré, ou diminution de l’effet procuré par un comportement de même intensité.

i.     Agitation ou irritabilité en cas d’impossibilité de s’adonner au comportement.

F.   Certains éléments du syndrome ont duré plus d’un mois ou se sont répétés pendant une période de plus longue.

 Permettre aux personnes de se repérer dans leur consommation, c’est déjà les amener à comprendre leur relation au produit ou au comportement problématique. Au fil des séances, cette compréhension sera affinée ; les processus qui sous-tendent l’addiction seront mis à jour et la personne donnera progressivement du sens à sa consommation.

 

2.   Donner du sens à sa consommation de produits ou à l’addiction à un comportement.

 2.1.      Le sens de la consommation pour la personne

 Au fil des mois et des années se noue entre la personne et le produit ou le comportement problématique, une relation très particulière, intime.

La prise en charge en addictologie vise à permettre au patient de caractériser cette relation, de mettre des mots sur celle-ci de façon à progressivement mettre à distance la consommation de substances psychoactives ou la répétition du comportement. Plusieurs questions seront examinées :

·         « Comment je consomme ? »

·         « Avec qui je consomme ? »

·         « Dans quelles circonstances je consomme ? »

·         « Qu’est-ce que je recherche en consommant ? »

·         « Qu’est-ce que cela me procure de consommer ? »

·         « En quoi le produit m’a aidé au départ ? »

·         « Qu’est-ce qu’il m’apporte aujourd’hui ? »

 

En apportant la verbalisation autour de  ces questions, permet progressivement au patient de trouver des éléments de réponse à la question la plus délicate : « Pourquoi je consomme ? »

  Poser des mots sur la consommation de drogues ou sur la répétition du comportement amène le patient à comprendre le plaisir procuré par la consommation, son utilité ; le patient éclaire ainsi le fonctionnement, les mécanismes et le poids de la dependance.

         Ce travail de verbalisation s’effectue durant les trois étapes suivantes :

·         La préparation au sevrage

·         Le sevrage

·         La consolidation du sevrage

 La prise en charge en addictologie doit s’accompagner d’un suivi médical.

 

2.2.      Le travail sur les motivations

 En parallèle de ce travail sur le sens, il est essentiel d’accompagner le patient dans ses motivations à arrêter de consommer. L’entretien motivationnel s’effectue tout au long de la prise en charge en addictologie en alternance avec la verbalisation sur le sens de la consommation, le travail corporel et l’accompagnement dans la reconstruction d’une vie sexuelle et affective épanouie.

Le travail sur les motivations permet au patient de mesurer les bénéfices en matière de santé, les bénéfices sociaux, professionnels et psychologiques au fur et à mesure qu’il met à distance l’objet de son addiction.

 2.3.      La gestion du temps et de la place libérée

 La personne dépendante d’une drogue ou d’un comportement, consacre un temps considérable à préparer les épisodes de consommation, à consommer ou à se remettre des effets de ces épisodes. Au fur et à mesure que la personne dépendante met à distance l’objet de son addiction, que les consommations s’espacent, un temps et une place importante sont libérés dans sa vie. Il est essentiel, pour le patient, d’apprendre à combler ce vide, à utiliser son temps autrement, à se rendre disponible pour d’autres activités.

 La prise en charge en addictologie que je propose à Lille explore cette dimension. Plusieurs pistes sont examinées avec la personne au cours de l’accompagnement :

·         Renouer avec une vie sociale

·         L’activité professionnelle

·         Apprendre à se faire plaisir

·         La vie affective et sexuelle

·         Laisser entrer dans sa vie des choses nouvelles

 

 3.   Le travail corporel

 La prise en charge en addictologie que je propose à Lille dans le Nord de la France, alterne les temps de verbalisation et les temps de travail où le corps est mobilisé. Toutefois il n’y a aucun contact physique entre le patient et le thérapeute. Cette dimension de la prise en charge vise à permettre au patient de découvrir ou de contacter les ressources corporelles. Le travail corporel permet à la personne dépendante de:

·         Gérer les émotions débordantes qui constituent des obstacles dans le parcours de sevrage (honte, culpabilité,…).

·       Construire la confiance en soi.

·         Contacter des ressources nouvelles et sortir de la toute-puissance du produit ou du comportement, c’est-à-dire le fait de penser et de ressentir l’objet de l’addiction comme étant le seul moyen d’apaiser l’anxiété, les tentions ou la nervosité.

·         Travailler et renforcer l’ancrage, c’est-à-dire la présence à soi et aux autres

 Le patient dépendant construit une sécurité intérieure qui lui permettra  de faire face aux situations les plus difficiles mais aussi de résister à la tentation de consommer à nouveau la drogue ou le comportement.

 3.1.      Les outils de la sophrologie

Les outils de la sophrologie se révèlent être particulièrement adaptés à la prise en charge en addictologie. Ils ne peuvent pas,  toutefois, être utilisés si la personne est sous l’effet des produits.

 

3.2.      Les techniques comportementales

En fonction de ce qu’apporte le patient pendant l’entretien, les techniques comportementales permettent de :

·         Éviter à la personne les situations de tentation

·         Reconstruire un réseau social

·         Mettre à distance l’objet de l’addiction

3.3.      Des outils de réduction des risques et de gestion des consommations

La dépendance à une drogue ou à un comportement entraîne un certain nombre de risques sanitaires, sociaux et psychologiques pour la personne. Dans la prise en charge en addictologie, nous disposons d’outils permettant de réduire ces risques et favorisant le retour à une consommation gérée. L’outil central est un carnet de bord que le patient rempli chaque jour. 

 

3.4 L'apport de la naturopathie

En aromathérapie, certaines huile essentielle comme Muscade, Basilique et Angélique utilisées en synergie et mélangées à une huile végétale permettent de lutter contre le craving, c'est à dire la quête effrénée de l'objet de la dépendance.

En génothérapie le macérat de bourgeons de noyer et de pomme  constitue un traitement de fond pour sortir de la dépendance.

main tendue


Alain Titeca

Sexothérapeute Sophrologue Addictologue

2 rue Jean Batiste Dumas Lomme Lille

Nord

06 32 68 36 56

alaintiteca@gmail.com

 

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